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Catégorie : Romans

Demain j’arrête !

Demain j’arrête !

 

 

Titre : Demain j’arrête !

Auteur : Gilles Legardinier

Editeur : France Loisir

Nombre de pages : 375 pages

 

 

 

Résumé :

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu’elle n’a pourtant jamais vu – obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier…
Mais tout cela n’est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu’elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu’à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?

Mon avis :

Je commence une relecture complète des livres de Gilles Legardinier, un romancier incontournable selon moi , du moins depuis que je connais ses romans. Bien qu’ayant déjà lu et relu celui-ci, j’avais envie une nouvelle fois de me replonger dans les pages de cet ouvrage qui a rendu célèbre l’auteur. Il avait bien écrit quelques livres auparavant mais il restait méconnu. Depuis « Demain j’arrête », premier roman dans le genre comédie romantique contemporaine, son ascension est telle que peu de personnes ne le connaissent pas. Et si son nom peut-être parfois inconnu, les couvertures de ces livres sont, elles, épiques et inoubliables.

Nous entrons dans la vie de Julie, jeune femme qui enchaîne les situations plus cocasses les unes que les autres. Une nouvelle fois, ça ne loupe pas : elle se retrouve la main coincée dans la boîte au lettre de son nouveau voisin. On vous a déjà dit que la curiosité était un vilain défaut? Ceci n’est qu’une parmi tant d’autres situations. Mais il faut dire que, tout comme elle, ma curiosité aurait été vivement attisée par le nom de ce dernier : Rick Patatras.  S’ensuit  alors une chasse à l’amoureux hilarante à souhait. Qui est-il? D’où vient-il? Julie ne le sait pas, cependant, plus elle apprend à le connaître et plus elle en tombe amoureuse. Mais certains signes ne trompent pas, Rick cache un grand secret. Un agent gouvernemental sous couverture? Un hacker professionnel caché? Un grand voleur préparant le coup du siècle? Son intuition va la mener loin, à notre plus grand plaisir.

J’avoue qu’au début de ma lecture, j’ai eu parfois quelques difficultés, ayant déjà lu une bonne partie de ses romans dans l’ordre de sorties. J’avoue avoir depuis plusieurs années, son roman « Ça peut pas rater! » ancré dans ma tête. Par moments, je me demandais « mais quand va t’il se passer tel ou tel truc » avant de me rendre compte que je n’étais pas dans le bon livre. Une relecture ça peut être quitte ou double. Mais très vite, je me suis laissée emporter en essayant de me détacher de mes souvenirs. Chose absolument impossible puisque régulièrement j’avais un grand sourire ou un éclat de rire.. tout en me remémorant mes émotions ressenties à ma toute première lecture.

D’autres points  entrent en compte au niveau des personnages. Entre une collègue cliché même de la « bimbo » un peu écervelée, un meilleur ami fana de la mécanique, des amis tout aussi délurés que notre héroïne, une boulangère au caractère bien trempé et une grand-mère attendrissante..bref un bouquet explosif de personnalités authentiques. Ils auraient pu être mes propres amis, connaissances, commerçants. Jusqu’au client, petit vieux absolument détestable, que nous rêvons tous de voir se casser la figure avec satisfaction dans les escaliers.

Et entre l’histoire réellement exquise  que l’expression utilisée à tomber par terre de rire… il n’en fallait pas plus pour que je retombe sous le charme enivrant des mots de Gilles Legardinier. Les fous rires s’enchaînent, les émotions également. Nous doutons en même temps que notre héroïne, nous vivons avec elle chaque instant… La manière dont l’auteur a de tourner les situations en passant du comique à la tendresse est unique. Il a ce petit quelque chose d’unique qui nous transporte d’une page à l’autre sans nous lasser. Des mots se liant et s’alliant pour former une histoire dont on ne sort qu’en se demandant : pourquoi je ne l’ai pas connu plus tôt? Il s’agit ici plus qu’un coup de coeur. Je vous le conseille vivement !

Conquise

Conquise

 

Titre : Conquise

Auteur : Ally Condie

Editeur : Gallimard Jeunesse

Nombre de pages : 515 pages

 

 

Résumé :

Après avoir fui la Société et franchi les canyons, Cassia et Ky se sont à nouveau perdus l’un l’autre. Tandis qu’une épidémie menace la population, le Soulèvement tente de sauver une liberté à laquelle plus personne ne croyait. Cassia, qui a tant lutté, se pose d’ultimes questions : Comment vivre après la Société? Auprès de quel amour s’engager?

Le troisième et dernier volet, dense et palpitant, du succès international d’Ally Condie.

Mon avis :

J’achève cette saga avec une certaine nostalgie. Je l’avais commencé une première fois il y a plus de 5 ans. Mais je n’avais lu que le premier tome. Aujourd’hui, je suis vraiment heureuse d’avoir continué ma lecture jusqu’au bout. Malgré beaucoup d’avis contradictoires lus sur cette trilogie, pour moi, bien mieux que le tome 1, elle est devenue mon vrai coup de cœur.

Cassia et Xander luttent pour trouver un remède contre La Peste, une maladie faisant des ravages parmi la population et qui a muté malgré le traitement apporté  par Le Soulèvement. Cette nouvelle version bien plus agressive du virus atteint Ky non immunisé. Nos amis se retrouvent dans le village Passerelle, en marge de La Société où ses habitants sont immunisés. Ils doivent alors tout mettre en œuvre pour découvrir de quelle manière ces habitants ont acquis cette immunité.

Bien que certains trouvent à redire sur cette maladie, « La Peste »,  en avançant que cette maladie ne peut être ainsi, je tiens à rappeler que nous sommes ici dans une œuvre de fiction et  que nous avons perdu une incroyable somme de connaissances sur notre passé.Cette maladie n’est donc pas le genre de peste connue dans notre monde actuel. Cependant, je pense qu’il fallait bien nommer ce qu’il arrivait à la population; le nom de cette maladie est en lien également avec les poèmes et histoire racontés au gré de notre lecture, ajoutant une note de poésie à cette œuvre.

Le Pilote actuel, qui mène le Soulèvement, se retrouve acculé face à cette épidémie et son rôle est compromis. Ses derniers espoirs se fondent en nos amis Cassia, Ky et Xander. J’avoue avoir parfois souri à des situations qui ne le permettaient pas. Mais avouez que c’est particulièrement comique et ironique de lire que Cassia pourrait rendre visite à Ky uniquement munie d’un masque, de gant et de gel désinfectant… Plusieurs scènes  font écho à la crise sanitaire actuelle dans notre monde!!!!!

Pour ce troisième roman, l’écriture poétique d’Ally Condie est vraiment un plus. Elle nous permet de rester accrochés au roman sans se lasser. L’alternance des points de vue de nos trois amis l’est aussi. Alors que dans le premier tome seul était présent celui de Cassia, à partir du second et ici du troisième volets, ceux de Ky et Xander nous permettent d’aborder de manière différente le déroulement de l’histoire. On apprend à connaître notre trio plus intimement.

Bien que je m’identifie facilement à Cassia, le point de vue de Ky m’a extrêmement touchée. Il reste mon personnage favori de cette trilogie. Son passé, ses failles, ses espoirs… d’apparence si fort, si courageux, on voit clairement en lui toute son humanité. Ce qui est propre à l’Homme. Et dont je suis particulièrement fière.

En bref, cette saga est loin d’être une déception. Je vais donc lui trouver un place de choix sur mes étagères et la garder précieusement.

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Insoumise

Insoumise

 

Titre : Insoumise

Auteur : Ally Condie

Editeur : Gallimard Jeunesse

Nombre de pages : 440 pages

 

 

Résumé :

Cassia a quitté la Société pour s’aventurer dans les Provinces Lointaines à la recherche de Ky. De l’autre côté de la frontière, elle découvre l’existence d’une vie différente, un avant-goût de liberté… Et la montée de la rébellion.

Mon avis :

Peu de temps après la fin du premier tome, j’ai enchaîné ma lecture, une lecture très rapide. En effet, après avoir passé 6 jours sur ce tome initiateur (en ne lisant que le soir), j’ai terminé ce second en 3 jours. Je vous avoue avoir eu du mal à le terminer. Non pas à cause de l’histoire ou de l’écriture mais parce que je ne voulais pas finir le livre et  je voulais le faire durer. J’étais si bien avec les personnages que lorsque j’ai vu qu’il ne restait qu’à peine 5 chapitres.. j’ai freiné. Cependant, la promesse de retrouver ce petit monde dans le dernier volet m’a permis d’aller de l’avant.

Cassia et Ky sont séparés. La première dans les camps de travail, le second comme chair à canon pour l’Ennemi dans un petit village. Mais très vite, notre héroïne va saisir sa chance de pouvoir partir le retrouver qu’importe le temps que cela prendra. C’est ainsi qu’elle fait route avec Indie, une jeune fille à la chevelure de feu et au tempérament bien trempé. De son côté, Ky a pris la fuite vers le Labyrinthe avec Vick, un jeune homme tout comme lui « survivant » de ces villages où ils sont envoyés comme sacrifices . Et Eli, qui par son âge et sa façon d’être, ressemble vraiment à Bram le petit frère de Cassia.

J’avais un peu peur de cette lecture. J’ai fait l’erreur d’aller zieuter d’autres chroniques portant sur ce tome et certaines n’étaient vraiment pas glorieuses. Malgré cela, j’ai continué mon aventure auprès de nos amis d’Oria jusqu’aux  Provinces Lointaines. Très vite, j’ai compris que Cassia et Indie étaient sur les pas de Ky mais ce dernier, persuadé que sa chère et tendre était à l’abri dans leurs villes d’Oria, continuait d’avancer pour pouvoir la retrouver. Petit à petit, ils se rapprochent et ils se retrouvent. En avançant dans le récit, j’ai vu que les désirs de Ky et Cassia se distinguaient sur certains points et n’étaient pas totalement sur la même longueur d’onde. De plus,Ky semblait cacher un secret. Un secret qui pourrait éloigner de lui celle qui l’aime en retournant vers Xander.

Dans ce second volet, Xander est toujours présent. Il est un soutien indéniable pour Cassia; il ne faut pas oublier qu’avant d’être promis l’un à l’autre, ils étaient les meilleurs amis depuis l’enfance. J’avais une pointe de tendresse pour lui. Il sait qu’elle aime Ky mais il continue à s’accrocher à elle par amour.

Dans le Labyrinthe, ils découvrent le village des fermiers, ces personnes classés Aberrations ou Anomalies ou qui ont fuit la Société, tout simplement  pour vivre en marge de celle-ci. Mais les fermiers ont déjà déserté leurs villages. Lorsque Cassia et Ky s’y retrouvent, ce n’est que du bonheur. J’ai été très attendrie par notre héroïne. Elle découvrait les peintures faites par les fermiers, les livres troquės, toutes ces merveilles que la Société pensait avoir détruit. Elle découvrait le monde avec un regard différent. Un regard d’enfant, ayant toujours vécu sous le joug de la Société qui lui dictait ce qu’elle devait faire, apprendre, comprendre. Grâce à ces nouvelles choses découvertes, c’était une nouvelle naissance. La naissance de la Cassia voulant être indépendante et non celle qu’on voulait lui imposer, qu’elle aurait dû devenir bien plus tôt si elle avait eu la liberté de choisir, de grandir par elle-même.

Comme je vous le disais plus haut, les désirs Ky et Cassia divergent. Alors que notre héroïne souhaite rallier le Soulèvement qui combat la Société, Ky lui, souhaite juste pouvoir vivre en paix avec sa dulcinée. Très vite, son passé refait surface dans sa mémoire et j’ai ressenti à quel point il a souffert étant enfant. La mort de son village. La mort de ses parents, son père étant un fervent participant au Soulèvement. Comment ne pas compatir à cela? Oui, il a fait de mauvais choix, par peur de perdre Cassia, mais comment lui en vouloir?

Tout au long du roman, j’ai été comme hypnotisée par l’écriture d’Ally Condie qui est très poétique. Ses mots sont comme des plumes, très légères à lire, mais aussi addictives que du chocolat. Il m’en fallait plus, toujours plus. Milles et une questions se bousculaient dans mon esprit, Et lorsqu’enfin j’ai tourné la dernière page, je n’ai pu m’empêcher de m’exclamer « Mais noooon ! Mais pourquoi???!! »

Vous l’aurez compris, ce second tome est pour moi une réussite. Contrairement à beaucoup qui ont été déçus, j’ai été enchantée de continuer cette histoire, c’est pour cela que je vais m’empresser de lire le dernier volet de cette trilogie.

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Promise

Promise

 

Titre : Promise

Auteur : Ally Condie

Editeur : Gallimard Jeunesse

Nombre de pages : 424 pages

 

 

Résumé : 

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout semble parfait ! Étrangement, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse…
Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d’une classe inférieure et n’a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l’écriture, la création poétique…

Mon avis :

Lorsque j’ai connu la trilogie d’Ally Condie dans les rayonnages de la bibliothèque de Saint-Brieuc, je ne pensais pas m’attacher autant à cette histoire. Tellement, que je n’ai pas pu m’empêcher d’acheter la série complète. Mais je n’avais lu que le premier tome, puis avec le temps et mes pannes livresques, elle est restée dans ma PAL. Récemment, le goût de la lecture m’est revenu; j’hésitais alors entre deux livres : celui-ci et « Demain, j’arrête » (Gilles Legardinier). Mon choix s’est donc porté sur ce premier volume (Merci Lilie si tu passes par là !).

Dans cette société assez futuriste, nous suivons Cassia, allant à son banquet de couplage, grand pas en avant dans sa vie d’adulte. Elle semble vivre comme un rêve, en effet, son Promis n’est d’autre que son meilleur ami Xander. Cependant, le lendemain à la lecture de la microcarte, le visage de Xander s’efface pour laisser paraître, pour quelques secondes, celui de Ky, un autre ami de notre jeune femme. Elle est alors complètement troublée, pourquoi le visage de ce dernier est-il apparu? Alors qu’une Officielle lui assure que c’était une erreur qui n’aurait pas dû arriver. En effet, Ky ne pouvait pas être Promis à notre héroïne, puisque ce dernier, suite à une infraction de son père décédé, a été classé Aberration. Les personnes étant catégorisées ainsi sont interdites de fonder une famille et donc de participer au programme de couplage.

Petit à petit, Cassia et Ky apprennent à se connaître et passent plus de temps ensemble. Des sentiments viennent à naître. Malheureusement, leur relation, même s’ils restent très discrets, est surveillée par la Société et leurs subordonnés : les Officiels. Jusqu’au jour où tout bascule. L’aventure ne fait alors que commencer.

Bien que ça fasse plusieurs années que j’ai lu ce livre, je me suis très facilement remise dedans. Alors que je tournais les pages, me remémorant avec nostalgie certaines scènes; je me suis mise à le lire de plus en plus comme si c’était la première fois, avec un nouveau regard. Ce n’était plus la jeune adolescente entrant dans la vie d’adulte qui lisait mais bien la femme avec quelques années derrière elle. Ma façon d’aborder l’histoire avait totalement changé. Mon appréhension de ne plus aimer s’est dissipée très rapidement, laissant place au plaisir de lire.

Je me suis identifiée très vite à Cassia. Sa façon de se voir, de concevoir les choses, la peur de commettre une infraction (aux yeux de la Société) ainsi que ses relations aux autres et son évolution. Il est vrai que parfois, elle mériterait d’être secouée; mais dans le monde dans lequel elle vit, tout n’est pas aussi simple. En effet, la Société a réussi à rendre docile la population. A les contrôler afin de minimiser le risque de rébellion. La Société décide de tout : du mariage à l’alimentation en passant par le travail. Bref, tout est dicté par celle-ci. Lorsqu’on grandit dans un monde comme celui-ci, il peut paraître quasiment impensable que cela soit « un mal ». Tout est mis en place pour faire penser que la Société est bonne : une vie optimale, pour vivre de manière optimale, sans maladie… mais malheureusement sans réel libre arbitre.

Bien que l’histoire regorge de personnages, certains sortent du lot. Xander, le meilleur ami et Promis de Cassia. On voit à quel point elle est importante pour lui. Même si petit à petit, l’histoire se concentre sur l’histoire d’amour avec Ky, il est très présent. Je ne pourrais pas dire si je l’aime bien ou non mais il est très important pour notre héroïne.

Ky, celui que Cassia n’aurait pas connu s’il n’y avait pas eu d’« erreur » sur sa microcarte après le banquet de Couplage. Lui, mis de côté par la société pour son statut d’Aberration. Lui, qui a tant souffert dans son passé. Qu’on découvre en même temps que notre héroïne. Petit à petit, il passe d’un simple ami à quelqu’un de tellement plus important, même pour nous. Nous avons envie de nous révolter avec Cassia, de courir en même temps qu’elle pour le rattraper, de tout faire pour qu’ils soient ensemble.

Et il y a les Officiels. Certains nous font penser que, peut-être,  il doit y avoir des personnes, pour soutenir, sans qu’on le sache, certaines choses m essentielles dans notre vie actuelle. Puis il y a les autres, qu’on a envie de frapper avec le livre. Qu’on a envie d’étouffer avec l’encre et les mots. Qu’on a envie de tailler avec les pages de ce bouquin. Une particulièrement: celle qui prévient à chaque fois Cassia. Enfin «prévenir », ce sont surtout, pour moi, des menaces sous-entendues. Je n’avais qu’une envie: l’insulter. Lui hurler dessus, jusqu’au bout. De rentrer dans le livre, lui mettre une bonne gifle en lui disant « écoute, maintenant tu arrêtes d’être…. toi et tu lui fous la paix! »

Tout au long de l’histoire, nous sommes happés par les mots si bien écrits. Je devais, chaque soir, me contenir pour ne pas lire plus longtemps. Je voulais absolument faire durer ce moment. Surtout ne pas aller trop vite. Car comme Cassia, j’avais l’impression de vivre en même temps qu’elle ce premier amour. La trame est bien suivie, du début à la fin, bien que des questions nous assaillent: comment le monde est devenu ce qu’il est? Que se passe-t-il dans les Provinces? Que va devenir Oria?

Il y a tellement de chose dont j’aimerais vous parler, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de mots pour m’exprimer. Pourtant je me rends bien compte, que je vous en ai déjà trop dit.

L’auteur a su ficeler sa fin de telle manière que nous avons envie de lire la suite, de savoir ce qui va se passer. Elle est passée à un cheveu que je l’insulte en lisant ! Si le livre s’était arrêté un peu plus tôt, la frustration aurait été trop grande. Mais là, je sais qu’il y a une suite, je sais que ce n’est pas fini. Je sais que ce n’est que le début de cette aventure et cela me plaît.

J’ai été vraiment enchantée par cette relecture. Un véritable coup de cœur qui me brûle de continuer avec le second tome, bien que la peur que la suite soit moins bien me vrille le coeur. Et si  l’histoire perdait de son charme? Et si cela ne correspondait pas? Et si…? Beaucoup de suppositions qui se feront balayer car je vais me lancer le plus vite possible dans la lecture du second tome !

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Hansel et Gretel

Hansel et Gretel

 

 

Titre : Hansel et Gretel

Auteur : Yvan Godbout

Editeur : AdA

Nombre de pages : 252 pages

 

 

 

Résumé :

Une mère désespérée surprenant l’innommable dans le quatre pièces et demie miteux qu’elle partage avec son salaud et leur couple de jumeaux.

Un frère et une soeur télépathes ayant sauvagement perdu leur innocence, avidement convoités par les serviteurs de Satan.

Une adolescente rebelle à l’enfance éclatée servant de guide dans une métropole abritant anges et démons.

Un prêtre et une sorcière cherchant à accomplir la plus ancienne des prophéties du Necronomicon.

Deux enfants comprenant que, si Dieu est une pure invention humaine permettant de vivre d’espoir, le diable lui, existe bel et bien.

Mon avis :

Les éditions AdA, entre autres livres, publient d’excellent ouvrage. L’un de mes préférés est celui-ci : Hansel et Gretel. La collection des contes interdits recèlent des pépites merveilleusement horrifique. Celui-ci est une perle à ne pas manquer.

Lors de ma commande, je ne pensais pas qu’il s’agirait d’un combat pour le recevoir, presque 5 mois, puis j’ai découvert que l’auteur, ainsi que la maison d’édition étaient tout deux sous le joug de la justice québécoise. En effets, ces derniers sont accusé de production et distribution de pornographie juvénile. Cependant, le passage impliqué est minime et n’incite en aucun cas à un but sexuel. Bien au contraire, il vise surtout à dénoncer ces actes au travers d’une œuvre littéraire. C’est pourquoi je suis aussi fière d’avoir eu la chance de lire ce roman, et ainsi pouvoir vous en parler sur mon blog.

Des jumeaux télépathes ayant perdu leurs innocences à cause de l’atrocité d’un beau-père monstrueux. Une mère voulant les sauver au péril de sa propre vie. Un guide prenant place en l’effigie d’une adolescente au passé douloureux. Et enfin un prêtre et une sorcière faisant partie d’une secte satanique et voulant à tout prix accomplir la plus ancienne prophétie du Necronomicon. Soyez prêt à entrer dans un univers qui va vous pousser dans vos retranchements et vous montrer à quel point l’être humain peut-être abominable. Âmes sensible s’abstenir, car cet ouvrage vous plonger dan les abysses les plus noirs et les plus sordides qui soit.

Lorsque j’ai commencé ma lecture, je pensais que par sa thématique difficile, j’allais avoir de grosse difficulté à la tenir jusqu’au bout. Je me trompais lourdement. En moins de 2 jours, je l’ai terminé. J’étais presque obsédé par ce livre, par ce qu’allait vivre, ou plutôt subir, les jumeaux Margot et Jeannot ainsi que leurs mère Alice.

Je salue d’ailleurs l’auteur pour les nombreux clin d’oeil dont il a parsemé son ouvrage pour les différents contes des frères Grimm, de Perrault de même qu’Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll. Si je ne me trompe pas, il y a aussi des références à différentes mythologies, ce que j’ai trouvé vraiment très intéressant.

Pour revenir au récit, nos deux jeunes héros vivent au quotidien une vie difficile. Notamment Margot qui est abusé par son beau-père et qui utilise l’amour qu’elle éprouve pour sa mère afin de dissimuler ses actes monstrueux. Lorsqu’Alice le découvre, c’est l’hécatombe. La culpabilité de n’avoir rien vue prend le dessus et en cherchant à les mettre à l’abri, elle met sa propre vie en danger.

Chacun va devoir suivre son propre chemin. Alice en suivant dans son coma un mystérieux lapin blanc, qui essaye lui même de montrer le chemin à Cassandre. Cassandre, la jeune fille au passé douloureux, comme celui de Margot et Jeannot. Elle croise la route de ces derniers et à partir de là, leurs destins sont lié.

Malheureusement pour nos petits héros, ils vont vivre toujours plus d’atrocités. Tombant sur deux personnes malfaisante et étant membre d’une secte satanique. Ces derniers sont vils et perfides. Jamais je n’aurais penser lire cela. Cependant, une chose me trottait dans la tête : le fait que cela arrive réellement. Car oui, ça fait partie de la réalité.

Notre monde est parsemé de noirceur, de monstre qui ne sont pas des démons mais bien des êtres humains. Par ce récit, Yvan Godbout dénonce l’ignominie vécut par bien trop de personne et nous démontre que l’Homme est bien le plus grand des monstres.

« La nuit durera longtemps, très longtemps… Mais le jour viendra, soyez sans crainte. Même l’enfer n’est pas éternel… »

Sur ces mots, l’auteur nous confie une chose essentiel : il ne faut jamais perdre espoir. Et bien qu’il soit particulièrement difficile, émotionnellement, à lire, je n’en ai aucun regret, bien au contraire.

 

Le Petit Chaperon Rouge

Le Petit Chaperon Rouge

 

 

Titre : Le Petit Chaperon Rouge

Auteur : Sonia Alain

Editeur : AdA

Nombre de pages : 204 pages

 

 

Résumé :

Une vieille Tsigane en communication avec des esprits, condamnée à une fin tragique pour avoir découvert la vérité au sujet de sa fille. Une enfant retrouvée dans les bois, devenue plus tard une séductrice avide de vengeance. Un groupe d’hommes aux moeurs vicieuses, semant l’horreur sur leur passage. Un sergent de police acharné, tentant d’endiguer une série de meurtres barbares à caractère sexuel. Un loup rôdant dans la nuit, à la recherche d’une proie délectable.

Mon avis :

J’ai connu la série « Les contes interdits » totalement par hasard sur Amazone. Pour ce livre-ci, c’est sa magnifique couverture qui m’a le plus attiré. Une jeune femme laissant juste paraître ses lèvres nappé d’un beau rouge et recouverte d’un chaperon de même couleur… Cela ne pouvait qu’aiguiser ma curiosité.

Malicia est une vieille Tsigane condamné à une fin tragique pour avoir découvert une terrible vérité. Sa petite fille Angelika est retrouvé à moitié morte et amnésique. Ses 18 ans arrivé, cette dernière va se transformer en une dangereuse séductrice vengeresse.

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre en commençant ce roman, mais ce fut un très agréable découverte. Toujours naviguant entre l’érotisme et le sanglant, l’auteur nous montre à quel point la séduction peut-être un jeu dangereux.

Les pages se succèdent à un rythme inimaginable, et pour se décrocher de la lecture, il fallait vraiment qu’il se passe quelque chose d’important. Très vite, nous nous attachons à notre jeune héroïne. Cette sublime jeune femme qui nous fait frémir de désir pour tomber dans l’horreur.

Sonia Alain à su adapter ce conte avec brio. Chaque émotions, chaque sensations nous est propulsé au plus profond de nous-même. Le souffle court, nous en perdons haleine. Cependant, l’auteur apporte un petit changement fort appréciable : la place du loup. L’animal n’est plus le vilain loup peint dans le conte originel, au contraire, il a un lien merveilleusement sublime avec Angelika.

Une question se pose alors : Qui est le véritable grand méchant loup dans l’histoire? La bête protectrice et fidèle? La jeune vengeresse à l’âme noircie? Ou ces hommes avide de cruauté, d’atrocité, de domination tombant les uns après les autres dans un sadisme frémissant?

Voici donc une réécriture exécuté avec brio et qui ne fait qu’attiser mon envie de lire plus de contes interdits…